Transformation in die Cloud - welche Cloud darf es sein?
Perspective "House of Clouds"

Données satellite de l’espace

26 oct. 2018

Satellite Data from the cloud.
Les images transmises par la Station spatiale internationale et par les satellites d’observation Terrestre de l’Agence spatiale européenne (ESA) montrent que notre planète se cache des regards trop curieux. Près de 70 pour cent de la surface de la Terre est recouverte de nuages – comme l’ont découvert des scientifiques grâce au spectromètre radio MODIS.
Cela n’est nullement un problème pour les satellites qui balaient la planète par rayonnement infrarouge, mais les satellites équipés de capteurs atteignent leurs limites. Pourquoi ?  Parce que, les nuages bloquent la vue, et les ombres dissimulent les objets au sol.  Alors comment les satellites peuvent-ils avoir une vue dégagée de la Terre 24 heures sur 24 malgré la couverture nuageuse ?

Atlas sans nuages à partir du Cloud

Joachim Ungar et Stephan Meissl, fondateurs du fournisseur de services informatiques autrichien EOX, ont trouvé une solution. Leur mission est de créer une carte du monde sans nuages à l’aide des données satellite. À cette fin, ils ont passé un an à recueillir des données du satellite Sentinel-2,  un satellite intégré au programme d’observation de la Terre Copernicus. À partir de ces données, ils ont compilé un atlas de 80 billons de pixels – sans nuages, tout comme l’application Sentinel-2 Cloudless, qui est accessible gratuitement à tous via le Cloud.
Le matériel photographique provenant de l'espace mis à disposition par l’ESA dans le cadre du programme Copernicus fournit des informations importantes sur l’état de notre planète. Il permet ainsi de mesurer la couverture forestière, de recueillir des données climatiques sur les zones urbaines, d’observer le mouvement des glaces dans les océans  et même d’analyser et d’améliorer la qualité de l’air. Il s’agit donc d’une ressource extrêmement précieuse pour les scientifiques, les départements forestiers, les agriculteurs ou les compagnies maritimes. Mais elle a un prix : ces énormes quantités de données sont difficiles à traiter. Le satellite Copernicus collecte quotidiennement 20 téraoctets de données, l’équivalent d’environ 4000 films en haute définition de cinq gigaoctets chacun.

Données satellite de l’Open Telekom Cloud

L’Agence spatiale européenne utilise le cloud computing pour stocker ces données durablement, les traiter efficacement et les mettre gratuitement à disposition de tous. En collaboration avec T-Systems, elle a lancé le Service d’accès aux données et informations de Copernicus (Copernicus DIAS).  L’objectif est de diffuser gratuitement les données provenant de l’espace, sans devoir s’appuyer sur une coûteuse infrastructure informatique de traitement ou de stockage de données. Deutsche Telekom fournit la solution cloud parfaite avec son offre cloud publique, l’Open Telekom Cloud.
Depuis juin 2018, Mundi Web Services est un lien important entre les utilisateurs et les données satellite disponibles dans l’Open Telekom Cloud. Ce fournisseur de services implanté à Bonn utilise le cloud sur la base de l’architecture de cloud computing OpenStack dans les centres de données certifiés et hautement sécurisés de Magdebourg et de Biere. Mundi Web Services fournit non seulement des données de l’espace dans le cloud, mais également des services spécifiquement dédiés à l’analyse de données, comme l’application Sentinel-2 Cloudless d’EOX. Mundi Web Services offre ainsi une solution pour tous sous la forme d’un point de contact central : les données, les utilisateurs et les services d’analyse convergent dans l’Open Telekom Cloud, où les utilisateurs peuvent traiter directement les données. L’avantage : il n’est plus nécessaire de posséder ses propres ressources informatiques et de stockage pour les applications complexes.

Données stockées dans l’Object Based Storage public du cloud

Mundi Web Services souhaite diversifier progressivement son offre. Des fournisseurs tiers peuvent proposer leurs solutions pour l’utilisation de données satellite – par exemple l’observation e-GEOS des prairies, un service permettant aux utilisateurs de rester informés des activités de fauchage ou de la couverture herbeuse d’une région particulière. 
Toutes les données provenant de l’espace sont conservées dans la plateforme de stockage Object Based Storage de l’Open Telekom Cloud. Afin d’éviter le chaos créé par l’immense quantité de téraoctets reçue quotidiennement, l’intergiciel alloue un espace de stockage précis aux données. Après indexation, toutes les données sont stockées par classes, en fonction de celles qui offrent le meilleur rapport performances/prix pour le taux d’accès actuel. La classification garantit un stockage économique des données, et permet ainsi à Mundi Web Services de fournir les informations gratuitement.
« Nous avons tout simplement démocratisé les données satellite avec le Copernicus DIAS », a déclaré le chef de projet de T-Systems Étienne Boutelliez. « Chacun dispose d’un accès libre aux données et peut les traiter suivant ses propres besoins, y compris à des fins commerciales. »
Chaque jour, 100 000 utilisateurs téléchargent les données – une charge extrêmement lourde sur les réseaux avant la mise en place du Copernicus DIAS. Aujourd’hui, le téléchargement n’est plus nécessaire. Les informations sont utilisées sur les dispositifs virtuels de l’Open Telekom Cloud. Les données du programme Copernicus seront disponibles à long terme. Dans environ quatre ans, nous disposerons d’une archive d’à peu près 40 pétaoctets – l’équivalent d’environ huit milliards de photos prises par un smartphone de cinq mégaoctets chacune.