Transformation in die Cloud - welche Cloud darf es sein?
Perspective - Réseaux du Futur

Une ligne ne suffit pas

3 nov. 2016

Connecter des services de cloud hybride au réseau de l’entreprise est plus compliqué que ne le pensent de nombreux experts en informatique. Il y a quatre facteurs clés à prendre en considération.
What you must not forget about hybrid cloud connections
Lors d’une vidéoconférence, les sons arrivent en retard et la transmission vidéo est instable. De nombreuses sociétés ayant recours à cette technique font face à ce genre de problèmes. La faute n’incombe souvent pas au centre de traitement des données du cloud, mais à la connectivité de ce dernier, c’est à dire à la connexion réseau entre le cloud et l’usager. Connecter un cloud au réseau d’entreprise (WAN) est tout sauf une banalité, surtout si une société suit une stratégie en matière de cloud hybride, c’est à dire utilise des clouds privés et publics. Les exigences techniques par rapport au réseautage dépendent de quatre facteurs.

1. Vidéo sans vitesse n’est que perte de temps.

Quand les seules applications nécessaires sont peu exigeantes en transmission telles que des services de courrier électronique ou de sauvegarde, il n’y a pas matière à s’inquiéter. Ces services sont moins sensibles pour ce qui est des pertes et retards de paquets de données et peuvent donc fonctionner avec tout type de connectivité au cloud.
C’est tout-à-fait le contraire pour la connexion des systèmes de clouds ERP (enterprise resource planning) ou applications en temps réel telles que la téléphonie vidéo et IP en provenance du cloud, qui représentent un haut niveau d’exigences sur la transmission des données. Pour la voix par exemple, l’organisation de la standardisation ITU-T recommande un taux de pertes de paquets de moins de cinq pour cent et des retards de moins de 150 millisecondes. Pour faire en sorte que ces chiffres demeurent bas, il n’y a pas que le réseautage du cloud qui joue un rôle mais aussi les conditions géographiques.

2. Le Monde est vaste.

D’aucuns pourraient croire qu’une société d’envergure internationale utilisant un cloud externe n’aura besoin que d’une connexion au réseau du fournisseur de cloud. Ce n’est en vérité pas si simple.  Les grands opérateurs de cloud distribuent leurs centres de traitement de données sur différentes régions. Un usager de Sydney a accès à un stockage de données en Australie, un autre de Londres y a accès en Europe occidentale. En effet,  plus court est l’itinéraire que suivent les données, plus courte est la transmission (latence), ce qui signifie notamment que les applications en temps réel fonctionnent mieux.  
Cette distribution géographique n’aurait pas de sens si une entreprise ne créait qu’une connexion au cloud, mettons à Francfort, en Allemagne. L’employé de Sydney accèderait au centre de traitement de données australien via Francfort, avant d’envoyer des données dans le monde entier. Des latences de plus de 360 millisecondes seraient alors inévitables. C’est pourquoi le réseau de la société a besoin de plusieurs connexions générales au réseau du fournisseur de cloud; au moins une par continent, avec des branches supplémentaires. 

3. Un cloud peut en cacher un autre.

Mais ce n’est pas tout : selon le groupe Cicero, ce sont presque trois quarts des grandes sociétés du monde qui coopèrent avec de multiples fournisseurs de clouds, ce qui signifie qu’il leur faut fournir plusieurs connexions régionales pour chaque fournisseur. Pour ce faire, il faut une certaine dose de savoir-faire. En effet, chaque fournisseur réalise la connexion différemment d’un point de vue technique, suit des procédures de sécurité de configurations et de facturation lui étant spécifiques. À titre d’exemple, certains proposent de l’espace pour les routeurs du client dans leurs propres centres de traitement des données, alors que d’autres ne font que connecter leurs réseaux à un fournisseur de colocalisation qui installe les routeurs des clients sur son site.
Les choses pourraient devenir plus simples à l’avenir pour les entreprises dont les fournisseurs de services en réseau proposent des routeurs de bordure préconfigurés pour réseauter avec les grands opérateurs de cloud.

4. Le standard ne suffit pas.

Différentes techniques de transmission sont utilisées selon le type de cloud (privé ou public). À ce jour, le cloud public a principalement utilisé des réseaux virtuels privés (VPN) sur internet. Ceci dit, la qualité du réseau internet n’est pas suffisante pour les applications pour lesquelles le temps est un facteur crucial. C’est pourquoi de plus en plus de sociétés utilisent de puissantes connexions MPLS pour ce qui est de l’accès, comme dans le cas des offres ExpressRoute de Microsoft ou d’autres connexions privées. Une autre solution populaire consiste à choisir un routage internet spécial qui optimise les taux de pertes de données et les latences. À l’opposé, les clouds privés sont réseautés de toute façon presque exclusivement via MPLS VPN. Les services Ethernet ou Layer 1 ne sont utilisés que si les exigences vis-à-vis de la qualité ou de la bande passante sont encore plus élevées, par exemple pour connecter un emplacement de cloud au siège ou d’interconnecter de multiples centres de traitement des données.

Essentiel pour le succès

De nombreuses sociétés n’ont jusqu’ici attaché que trop peu d’importance aux questions de réseau pour ce qui était de la mise en application de l’approvisionnement en cloud hybride. Cela doit changer. Après tout, une stratégie en matière de cloud hybride ne peut fonctionner que si tous les services en cloud sont connectés au réseau de la société avec rapidité, sécurité, qualité et rentabilité.