Transformation in die Cloud - welche Cloud darf es sein?
Perspective - Réseaux du Futur

Une clef de voûte pour les infrastructures vocales

8 févr. 2017

De nombreuses entreprises exploitent leurs infrastructures localement, site par site. Une transition vers l’IP est une bonne raison de centraliser ces infrastructures et de réduire le nombre de canaux vocaux.
Von All-IP ist der Schritt zur Zentralisierung der Voice-Infrastruktur nicht mehr weit. Und die spart bare Münze.
« Centrale ». Un mot magique lorsqu’il est question d’exploiter des serveurs de messagerie électronique et des applications professionnelles dans les grandes entreprises. Pour ce qui est des infrastructures vocales cependant, de nombreux départements IT « pensent localement ». Aux temps de l’ISDN, il y avait habituellement un PBX (private branch exchange) sur chaque site, qui était connecté via une ou plusieurs lignes ISDN avec un vieux réseau téléphonique (PSTN). Le résultat était que l’exploitation de tout cela était onéreuse.
Le département IT avait en effet à exploiter chaque boîte PBX séparément. De nouvelles connexions avaient à être réservées et installées sur chaque site. 
« Ces inconvénients sont exacerbés dans le cas d’architectures non homogènes », comme l’écrivent Jörg Fischer et Christian Sailer dans leur livre intitulé VoIP Praxisleitfaden (guide pratique par le VoIP), faisant référence à des systèmes différents, des versions de systèmes différentes ou des systèmes configurés de manière différente.
L’entrée dans l’âge de l’AII-IP apporte maintenant aux entreprises une excellente occasion de modifier leurs infrastructures vocales, puisque la voix ne demande plus de matériel supplémentaire, mais circule librement comme les courriels, comme une application sur serveurs et communique via les réseaux de données. La localisation du serveur n’a ici aucune importance pour l’application.   

Les réseaux d’entreprises utilisent déjà des IP standard

Les grandes entreprises utilisent les infrastructures de base d’une téléphonie IP centralisée depuis déjà bien longtemps. Le réseau intersite (Wide Area Network, WAN) utilise le protocole IP de toute façon, grâce à la technologie MPLS. Beaucoup utilisent déjà le VoIP (VoiceoverIP) via leur LAN (Local Area Network) localement également. Une étude réalisée par le magazine allemand consacré à la technologie Computerwoche a démontré que 64% des grandes entreprises allemandes, autrichiennes et suisses utilisaient des PBX IP-compatibles. De plus, pour les lignes IP, les sociétés ont en général à actualiser voire remplacer leurs PBX IP locaux. Une possibilité serait ici d’appliquer un grand PBX IP central directement ; mettons un par continent. Une solution encore meilleure serait d’en avoir deux par structure redondante pour apporter un soutien de réserve.   
Les avantages des infrastructures vocales centralisées sont clairs. Elles peuvent réduire de manière significative les coûts opérationnels de la téléphonie. Premièrement,  il est plus facile de maintenir des systèmes moins nombreux. Deuxièmement, le département IT gère tous les services et appareils de communication dans toute l’entreprise par le biais d’un portail en ligne. Pour finir, l’entreprise a de cette manière moins de canaux vocaux pour des appels téléphoniques simultanés.

Le partage des canaux pour les sites

Il y a à cela deux raisons. Premièrement, un PBX local connecte les appels externes au réseau public directement au site de la société. Avec un ISDN à PRI (primary rate interface) par exemple, il y a 30 voies vocales disponibles pour réaliser cette tâche (même s’il se peut qu’elles ne soient jamais utiles). Il est possible de réserver autant de canaux que vous voulez sur des lignes PBX ou des troncs SIP, mais le département IT prend ici en compte un effet tampon.  
En revanche, un PBX centralisé communique – via le réseau de données dont l’entreprise dispose déjà – avec les appareils situés sur le site et connecte les appels de manière centralisée via une passerelle SIP au réseau IP.
Ceci signifie que les sites de l’entreprise partagent les canaux vocaux centraux, c’est à dire le « tampon ». Le nombre de canaux requis est ainsi revu à la baisse.

Téléphonie interne dans le réseau interne

La deuxième raison comprend les appels internes entre les sites appartenant à une société. Les PBX locaux envoient ces appels comme ils le feraient dans le cas d’un appel classique, via le réseau de transport. Si un WAN est utilisé pour effectuer des appels, le PBX central connecte certes les appels internes, mais les appareils communiquent les uns avec les autres directement à travers le réseau de l’entreprise. C’est pourquoi les appels internes n’exigent pas de passerelle vers le réseau public. Le nombre de canaux vocaux nécessaires est  par conséquent réduit, et même si la bande passante requise pour le réseau de la société augmente tant pour les appels internes que pour les appels externes, le total des coûts est au final amoindri.
Les infrastructures vocales centralisées apportent un avantage supplémentaire. En effet et contrairement aux troncs SIP, des produits spéciaux pour passerelles centrales SIP permettent de porter les numéros de toutes les lignes ISDN et analogues que les interfaces de débit primaire utilisent leurs propres blocs de numéros d’appels ou un seul bloc partagé et quel que soit le type de ligne. Ainsi, les employés peuvent emporter leur numéro personnel d’extension non seulement lorsqu’ils changent de poste de travail, mais n’importe où dans l’entreprise.

Un potentiel inconnu

Les entreprises peuvent soit exploiter leurs PBX internes elles-mêmes, soit déléguer cette tâche à un prestataire de service. Il leur est aussi possible d’obtenir un « PBX hébergé », c’est à dire un système complet en provenance d’un cloud privé ou public. Selon Computerwoche cependant, pas plus d’une entreprise sur dix en Allemagne, Autriche et Suisse effectue ses appels via le cloud. Il en va de même dans le reste du monde. Dans un sondage intitulé The SIP Survey 2015, seuls 5.5 % des entreprises sondées (principalement de grandes sociétés) déclarent utiliser des services vocaux en cloud.
On citera parmi les raisons principales à cette hésitation les inquiétudes que peuvent nourrir les questions de sécurité. Mais la centralisation des infrastructures vocales peut en réalité apporter énormément à la sécurité informatique. Les entreprises ont simplement besoin de contrôleurs de session en périphérie mis en place en amont des PBX centraux, plutôt que d’en avoir beaucoup, mais placés localement. Pour plus d’informations sur ce sujet et la sécurité informatique dans le cadre de la Voix sur IP, consultez notre prochain article du cycle Future Networks Perspective.