Transformation in die Cloud - welche Cloud darf es sein?
Perspective Internet of Things

À la recherche de normes IoT

6 mars 2017

L’Internet des Objets (IoT) promet plus de bénéfices, plus d’efficacité et des coûts moindres, tout en permettant l’avènement de nouveaux modèles commerciaux. Beaucoup d’entreprises hésitent cependant à franchir le Rubicon. L’absence de normes en matière d’IoT constitue encore un obstacle pour la moitié des entreprises, comme le montre le rapport Trend Report 2016 "Internet of Things / Industry 4.0" réalisé par la VDE (Association of electrical engineering, electronics and information technology).
The search for an IoT standard: Platform-independent protocols could solve this problem.

"Comme un coup de fil en Chine"

Certains pourraient croire qu’avec un protocole internet, il est aussi possible d’obtenir une communication mondiale de bout en bout avec l’IoT. C’est particulièrement vrai au niveau réseau du modèle de couche dite OSI.  « Mais tout cela est aussi utile que de passer un coup de fil en Chine quand vous ne parlez pas chinois » - glisse le professeur Axel Sikora, directeur scientifique de l’Institut des systèmes embarqués fiables et de la communication électronique (ivESK) de l’Université des Sciences Appliquées d’Offenburg. « Tant que les machines parleront différentes langues au niveau de l’application, elles ne se comprendront pas, malgré la qualité des connexions. »
Dans même temps, certains protocoles souvent utilisés, le sont sur la couche applicative, au moins pour la connexion des machines aux services cloud.
Ceux-ci incluent en particulier le MQTT (Message Queue Telemetry Transport) pour échanger des messages entre appareils, le LWM2M (Lightweight Machine-to-Machine) pour la gestion d’appareils en IoT et l’OPC UA (Open Platform Communication Unified Architecture) pour la communication machine/machine.

Le OPC UA, un standard IoT fiable ?

Le standard OPC permet déjà à diverses machines sur des sites industriels de se parler. Les caractéristiques techniques sont par exemple utilisées pour transmettre des alarmes et informations sur des événements. Trois applications différentes sont cependant nécessaires pour remplir ces exigences. 
L’OPC UA, en tant que protocole d’unification coincé entre différentes couches, utilise des protocoles indépendants des plateformes qui sont compatibles – outre les PC – avec les serveurs en cloud ainsi qu’avec des standards internet tels que le TCP/IP. En plus de Microsoft Windows, l’OPC UA coopère aussi avec d’autres systèmes d’exploitation comme Android de Google, iOS d’Apple ou Linux et Unix. « Ces dernières années, l’OPC UA a atteint une excellente position, notamment dans le domaine de l’automatisation industrielle, et sera sans aucun doute un des deux acteurs qui influenceront les événements dans les années et décennies à venir », prédit Sikora. 

Contrôle en temps réel et synchronisation des machines

Il y a aussi ce que l’OPC UA n’offre toujours pas, à savoir la communication en temps réel, qui requiert aussi peu de latences que faire se peut. Pour ce faire, diverses sociétés industrielles – dont ABB, Bosch, Cisco, General Electric et Kuka – travaillent sur TSN (Time-Sensitive Networking), extension de OPC UA comme nouveau standard capable de travailler en temps réel. Les fabricants veulent supporter un protocole dans leurs futurs produits pour permettre un contrôle en temps réel et la synchronisation des machines sur un standard de réseau Ethernet. Selon Sikora, même si Ethernet standardise la couche applicable dans l’automatisation industrielle, il existe encore de nombreuses variantes Ethernet industrielles sur la couche de la liaison des données. « Le TSN réussira peut-être à régler ce problème en supprimant cette diversité parfois inutile et encombrante. »

Standards IoT, ne misez pas sur le mauvais cheval

Mais qui au juste détermine et choisit les standards ? Les caractéristiques techniques pour OPC UA TSN, par exemple, ont été développées par la Fondation OPC en collaboration avec l’Industrial Internet Consortium (IIC). « À considérer les processus de standardisation sur les dernières années cependant, il devient clair que les corps officiels de standardisation perdent progressivement leur position de faiseurs de tendances et reçoivent de plus en plus souvent ce qui a vu le jour du côté des consortiums industriels, des alliances ou encore dans des écosystèmes sans organisation fixe » - dit Sikora.
Il y a une autre tendance, qui n’est apparue qu’il y a quelques années : de très grandes sociétés comme Amazon, Google ou Samsung « ne forment même plus de consortiums, mais mettent leurs solutions en avant sur le marché directement. » 
Ceci pourrait s’avérer une impasse pour les entreprises qui prévoient d’entrer de plain-pied dans l’Internet des Objets. Pour ce qui est de la mise en application de la numérisation, il est important d’utiliser et de promouvoir des développements aussi ouverts que possible », ajoute Sikora. « Malheureusement, certains acteurs du marché, à commencer par les plus grosses pointures, continuent d’essayer de ligoter les clients à leurs produits. Dans la plupart des cas, par de faibles barrières à l'entrée. Mais cette entrée bon marché peut s’avérer très onéreuse après coup pour celui qui aura misé sur le mauvais cheval. »

In situ ou in the cloud ? Une décision importante

Pour ceux qui prendront les bonnes décisions avant de connecter leurs usines à l’Internet des Objets par exemple, le potentiel d’affaires est considérable. Les entreprises devraient déterminer auparavant ce qui devrait être dans le cloud et ce qui ne devrait pas y être. « Tout ce qui peut être échangé localement ou régionalement devrait également y être conservé », recommande Sikora. Les entreprises pourraient certainement fournir beaucoup de services plus simples localement, tels que des stockages de données par exemple. Ceci est aussi lié au principe de sécurité de la minimisation des données, qui s’applique tant aux particuliers qu’aux informations sur les entreprises.
Ceci dit, si on prend les appareils et machines provenant de divers fabricants chacun sur le long de toute une chaîne d’approvisionnement, le cloud pourrait jouer sur ses points forts. Les infrastructures publiques apportent toujours certains avantages lorsque des données sont censées être échangées entre sites physiques, que des services étendus vont être utilisés ou que la redondance joue un rôle important. Les plateformes IoT en cloud ont les interfaces adéquates pour connecter les machines et fournir les ponts et intergiciels appropriés. « Il y a un élément crucial, à savoir que le cloud exige que les machines utilisent une langue populaire » - ajoute Sikora. « Cependant, n’oublions pas que la traduction entre les divers fournisseurs de cloud demeure difficile. » 

C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Ne vous laissez pas dépasser et vous ne serez jamais dépassé

Il reste à trouver un standard IoT prépondérant et fédérateur, sur toutes les couches, mais ceci ne devrait pas empêcher les entreprises de mettre au point une stratégie IoT dès maintenant. « Il importe de s’assurer d’avoir un endroit approprié dans la chaîne de la valeur ajoutée aussi tôt que possible et avant les autres » - indique Sikora. Apprendre en faisant, apprendre en faisant des erreurs, voilà des choses importantes et souvent productives dans ce domaine innovant.