Transformation in die Cloud - welche Cloud darf es sein?
Perspective Internet of Things

La numérisation, du champ à la fourchette

19 oct. 2016

La numérisation touche tous les types d’industrie. L’industrie alimentaire montre clairement comment l’informatique d’avant-garde révolutionne de nombreux processus.
So viel Digitalisierung steckt in unserem Essen, bevor es auf dem Teller landet.
Il est bientôt midi. Le traiteur arrive dans la rue où se trouve l’école. Dans quelques minutes, les enfants auront dans leurs assiettes un repas complet. Les céréales qui composent en partie ce repas ont fait un bien long chemin. L’informatique d’avant-garde va métamorphoser les processus engagés dans ce chemin.

Les capteurs optimisent les processus logistiques

Quelques jours auparavant, au port : la numérisation débute là où les graines arrivent dans des conteneurs en réseau. Le système GPS apporte aux opérateurs du port des informations en temps réel sur la position des grands conteneurs d’acier, tandis que les capteurs suivent l’accélération, la vibration et l’ouverture du conteneur en même temps. Résultat : la qualité des produits peut être vérifiée à n’importe quel moment, et les processus logistiques au niveau de la plaque tournante sont optimisés.
Les feux de signalisation sont utilisés pour les camions et conteneurs sans module de communication à bord. Les feux de signalisation équipés de capteurs repèrent les camions non numérisés dans la zone du port et font remonter l’information au répartiteur. Celui-ci a quant à lui une vue générale et est en mesure d’assigner des itinéraires, des temps de trajet et des aires de stationnement à tous les camions. Ceci évite les embouteillages et les temps d’attente, de sorte que le grain peut être livré en temps et en heure.

Des informations sur le temps d’exposition au soleil provenant du cloud informatique

Dans les champs, des capteurs de sol aident les agriculteurs à déterminer le moment propice aux semences, à la fertilisation et à l’irrigation du grain. Les capteurs enregistrent des informations utiles telles que le temps d’exposition au soleil et le taux d’humidité du sol à 40 centimètres de profondeur. Ces informations remontent au cloud en temps réel. Les données sont ensuite traitées directement et renvoyées à l’agriculteur et aux machines guidées par GPS. Les machines sont partiellement automatisées et travaillent au centimètre près. Aucun mètre carré n’est traité deux fois, ce qui permet au fermier d’économiser des ressources précieuses, du temps de travail et des fertilisants. Les analystes de PwC concluent ainsi : « à l’avenir, la machinerie agricole travaillera comme centre de traitement de données ; les capteurs leur fourniront des informations importantes en temps réel. Les agriculteurs auront à connecter les systèmes intelligemment et à gérer les données. »

Des moissons plus importantes grâce à l’agriculture intelligente

Un rapide séjour à la ferme montre que la numérisation y est déjà bien établie. Les machines de trait automatiques ont par exemple grandement facilité le travail des exploitants. Des systèmes prévus à cet effet déterminent si la saison est propice à ce que les animaux soient inséminés et en informent l’agriculteur par SMS.
Certains fermiers utilisent d’ores et déjà des drones pour repérer les graines avant de distribuer et de combiner des moissonneuses qui semblent alors se déplacer d’elles-mêmes de par les champs. La même équation est appliquée partout. Les progrès techniques apportent de meilleures moissons et plus d’efficacité.
Cette formule lucrative est la raison pour laquelle près d’une ferme sur cinq utilisaient déjà des applications numériques en 2015. Dans les exploitations comptant plus de 100 employés – selon une enquête commandée par Bitkom, association du secteur numérique – on estime que les applications numériques devraient faire augmenter la création de valeur de l’agriculture de trois milliards d’euros d’ici 2025. Ceci dit, le secteur aurait une raison d’avoir recours à l’agriculture intelligente : l’augmentation de la population. La population mondiale devrait augementer et atteindre environ neuf milliards d’ici 2050. Il faudra nourrir la planète. Le moyen d’atteindre ce but s’impose de lui-même : faire augmenter la productivité. En d’autres termes, il s’agira de générer de meilleures moissons en cultivant les mêmes superficies.

Les conteneurs intelligents prennent la température

La chaîne de la numérisation continue à faire son chemin dans l’usine, où la chaîne froide et la chaîne chaude ne sauraient être interrompues alors que la moisson est traitée. Ce seraient sinon des lots de nourriture entiers qui deviendraient inutilisables sous certaines conditions. Des solutions de maintenance prédictives font en sorte que les machines transmettent constamment leurs données de statut. Ceci prolonge les intervalles de maintenance et permet d’identifier les irrégularités rapidement.
Avant que la nourriture n’arrive à l’école, elle fait un dernier arrêt à la cuisine industrielle. La nourriture fraîche est traitée de manière à en faire un repas complet qui sera livré aux écoles et aux maisons de retraite. Des règles strictes sont en vigueur. La température des aliments chauds ne doit pas descendre en-dessous de 68 degrés, de manière à éliminer les dangers microbiologiques. Les conteneurs intelligents aident à suivre la température des produits et font monter la température lorsque c’est nécessaire.

Des poubelles qui mesurent elles-mêmes leur degré de remplissage

Les déchets alimentaires qui terminent à la poubelle sont le maillon suivant dans la chaîne de la numérisation. Les poubelles équipées de capteurs peuvent mesurer elles-mêmes leurs degrés de remplissage et contactent la société de traitement des déchets dès lors qu’elles sont pleines. Si toutes les poubelles d’une zone sont équipées de ce type de systèmes, les itinéraires de traitement des déchets en sont optimisées ; c’est ainsi que l’on économise du carburant, du temps et de l’argent. Les riverains ne paient que les collectes ayant vraiment été faites. Les poubelles communiquent au sein de la bande étroite de la mise en réseau des appareils (NB-IoT), un système mobile dédié à l’IoT. La NB-IoT offre un large éventail d’avantages pour les applications IoT, tels que des taux de données bas, une longue durée de vie de batteries et des périodes d’exploitation longues et non-supervisées.